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AllemandDans l'académiePolitique des langues > Sections bilangues

Sections bilangues Document de guidage pédagogique

Les textes officiels


  • Encart du B.O. n°16 du 10 avril 2002 : « Afin d’encourager cette diversification des langues enseignées, je vous invite à expérimenter en classe de sixième, dans le cadre de la carte des langues, dès la rentrée 2002, l’apprentissage d’une deuxième langue vivante étrangère avec un horaire hebdomadaire de deux heures au moins. Une priorité sera donnée à l’anglais pour les élèves ne l’ayant pas étudié à l’école primaire. »
  • Encart du B.O. n°14 du 3 avril 2003 : « Au collège, l’expérience d’anticipation d’une deuxième langue vivante (en 6ème ou en 5ème) avec un horaire hebdomadaire de deux heures sera développée à l’attention particulière des élèves n’ayant pas étudié l’anglais à l’école primaire. »
  • Encart de la circulaire du 27 janvier 2004 - préparation de la rentrée 2004 : « (...) dans cette perspective (renforcer la diversification), on encouragera également toutes les possibilités de commencer l’étude de la LV2 avant la classe de 4ème.»
  • Rapport de l’IGEN de 2004
  • La notion de "classe bilangue" apparaît pour la première fois officiellement dan la circulaire de préparation de la rentrée scolaire du 15 avril 2005 : « dans le cadre "Le développement de l’enseignement de l’allemand" » ; « Là où les élèves auront choisi l’allemand au cycle III, les inspecteurs d’académie veilleront à assurer la continuité de cet apprentissage dans la classe de sixième du collège de secteur. L’enseignement de l’anglais pourra alors être proposé dès la sixième à ces élèves germanistes par la formule de “classe bilangue”. Elle peut être étendue aux élèves ayant choisi en primaire une langue à faible diffusion scolaire. »
  • L’évolution dans l’académie : on se réfèrera au document produit par la DOS pour la Commission Académique des langues vivantes du 8 mars 2010.

 

Les objectifs pédagogiques


  • - Favoriser l’apprentissage simultané de deux langues vivantes sur le cursus du collège afin de mener les élèves à un même niveau en classe de 3ème (B1) et effacer ainsi la distinction LV1/LV2
  • - Répondre à la possibilité qu’offre le CECRL de développer des compétences plurilingues.
  • - Développer la compétence de communication mais aussi les compétences générales individuelles, notamment par la dimension interculturelle, l’attitude positive envers l’altérité linguistique et culturelle, la compétence méthodologique (le savoir-apprendre) et l’envie d’apprendre deux langues.

L'intérêt pédagogique des dispositifs bilangues


Les études menées par les chercheurs en neurosciences et linguistes prouvent que l’apprentissage conjoint de deux langues améliore la plasticité cérébrale des élèves.
L’éducation à la diversité linguistique et culturelle permet au enfants de se confronter à l’altérité, d’être éduqués à l’ouverture d’esprit et à la tolérance.
L’enseignement simultané de deux langues conduit à un enrichissement de l’élève dans les deux aires concernées et à une ouverture interculturelle.
L’apprentissage d’une langue accélère l’apprentissage de l’autre langue de scolarisation.
Cela rend possible la mise en place de stratégies et de techniques d’apprentissage communes (voir acquisition du lexique en parallèle anglais-allemand).
Les passerelles créées d’une langue à l’autre, par l’étude des similitudes et convergences (c’est notamment le cas pour l’allemand et l’anglais) ou en divergence et contrastif (par exemple, dans le cas d’un assemblage entre l’anglais et une langue romane) constituent des enrichissements mutuels évidents.
En classe, l’accès à la langue est indéniablement facilité. Les élèves sont en majorité moins inhibés que dans les cursus ordinaires grâce à une pratique de l’oral plus importante.
Le développement de compétences en parallèle permet d’atteindre un niveau équivalent dans deux langues vivantes en fin de 3ème. Un constat est fait par de nombreux enseignants de classe bilangue qu’en fin de 3ème, les élèves tendent plus souvent vers le niveau B1 que vers le niveau A2 dans les deux langues. Chaque élève bénéficie de facto de deux LV1.
Il permet en outre de développer des aptitudes qui s’intègrent aux compétences 6 et 7 du Socle Commun.
« De plus, on note une appétence certaine pour les langues étrangères », les élèves « font souvent preuve d’un plus grand esprit d’ouverture et sont moins sensibles aux stéréotypes, acceptant plus naturellement la différence. Ils considèrent dans l’ensemble les langues étrangères plus comme un moyen de communiquer que comme une simple matière scolaire. Or, cette attitude est déterminante pour un apprentissage efficace. » (rapport IGEN - juillet 2004).

Les conditions à réunir

La création d’un dispositif bilangue suppose la possibilité de deux plages de trois heures pour une égalité de parcours. Inscrit au projet d’établissement, le dispositif bilangue doit être porté par le chef d’établissement et les professeurs des langues concernées.

Le projet doit avoir obtenu l’avis favorable des IA-IPR des deux langues concernées. Son ouverture suppose l’autorisation de l’Inspecteur d’académie DSDEN.

La notion de dispositif bilangue et non de classe induit que les élèves sont issus d’au moins deux divisions différentes pour garantir l’hétérogénéité.

Les dispositifs bilangues devront comprendre au moins une langue à moindre diffusion (italien, portugais, arabe, ...) et les lycées du territoire concerné devront offrir le choix de celle-ci.

Les surcoûts éventuels de la création d’un dispositif bilangue sont financés dans le cadre de l’autonomie laissée à l’établissement pour répartir la DGH.

Préconisations d'ordres didactique et pédagogique


  • Accueillir tous les élèves volontaires. Si tel ne pouvait être le cas, il conviendrait de privilégier les élèves chez qui on a pu déceler un réel profil linguistique, en évitant toute sélection qui pourrait s’appuyer sur les résultats scolaires dans d’autres disciplines.
  • Prévoir un engagement tripartite sur 4 ans entre l’établissement, la famille et l’élève.
  • Développer et encourager la concertation entre les enseignants pour une progression simultanée des élèves dans les deux langues.
  • Informer les familles de la manière la plus adaptée possible.
  • Refuser l’élitisme en privilégiant un recrutement hétérogène, porteur d’émulation (notion de dispositif et non de classe).
  • Privilégier une parité horaire de 3 heures dans les deux langues, ce qui suppose pour les professeurs de définir des objectifs communs et réalistes dans les deux langues en tenant compte de cette parité.
  • Laisser le choix aux élèves d’apprendre une seule langue en 6ème : l’existence d’un dispositif bilangue n’implique aucunement que soit abandonnée l’offre en LV2 de la langue à plus « faible diffusion ».
  • Ne pas réduire l’enseignement des langues à faible diffusion au dispositif bilangue, la LV1 et la LV2 répondent à d’autres besoins.
  • Lier les demandes d’ouverture à un projet pédagogique soumis à l’expertise des corps d’inspection.
  • Inscrire clairement l’offre des dispositifs bilangues dans la politique linguistique académique et le projet d’établissement.
  • Prendre en compte ces cursus linguistiques particuliers à l’arrivée en classe de seconde, les groupes de compétences permettent d’abolir la distinction LV1/LV2.
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