Politique académique des Langues 2011-2014

Commission académique des Langues vivantes
Commission du 8 juin 2011: à consulter sur le site Interlangues
Sommaire:
État des lieux
1.1 Des réalités
L’analyse des parcours proposés dans chaque département témoigne d’une réelle continuité : école collège, collège lycée général et technologique et dans une moindre mesure collège lycée professionnel pour les sections européennes.
1er degré: 94,1% des élèves apprennent une langue vivante mais 97,7 l’anglais et 2,2% l’allemand et 0,1 l’espagnol dans l’enseignement public. Ceci pose la question d’une diversité linguistique qui empêche la notion de continuité pour des langues autres que l’anglais. 100% des élèves de cycle trois apprennent une langue.
En 6ème, à la rentrée 2009, 9 élèves sur 10 apprennent l’anglais. L’enseignement de l’allemand demeure stable entre 2000 et 2009 (8,2%). La répartition des langues est différente entre les départements.
En 4ème, la répartition des premières langues (LV1) enseignées est presque identique à celle observée en 6ème avec une diminution de l’allemand depuis la rentrée 2000 (6,6% en 2009 contre 8,2% en 6ème à la rentrée 2009) et une progression de l’espagnol (1,4% en 2009).
En 4ème, les langues vivantes 2 choisies sont très diverses. La plus fréquente reste l’espagnol dont la proportion augmente régulièrement depuis la rentrée 2000. Dans le même temps, l’anglais diminue ainsi que l’allemand, mais de façon moins prononcée.
En 2GT, à la rentrée 2009, 95% des élèves apprennent l’anglais en première langue contre 87% à la rentrée 2000. Sur cette même période, la part des élèves germanistes diminue de plus de la moitié.
A la rentrée 2009, les trois quarts des élèves de 2GT choisissent l’espagnol comme seconde langue, une proportion stable par rapport à 2005. La part de l’allemand progresse (18,7% contre 13,2% en 2005) et celle de l’anglais diminue. Un des effets des classes bilangues se mesure ici. L’enseignement de la 3ème langue est très diversifié. A la rentrée 2009, plus d’un élève sur deux apprend l’italien en 3ème langue. Cette proportion est stable par rapport à celle de 2005. Les élèves choisissant le russe, le japonais et le chinois sont en augmentation depuis la rentrée 2000. A l’inverse, l’allemand, l’espagnol, l’anglais et le portugais sont en diminution.
Classes bilangues
A la rentrée 2009, un collège public sur deux dispense un enseignement en classe « bilangue ». Cette proportion n’a fait que progresser depuis 2004 (38%). 7% des effectifs des collèges bénéficient de ce dispositif (4% en 2004). 72% des enseignements en classe « bilangue »sont assurés en anglais/allemand et 26% en anglais/espagnol.
Sections européennes
A la rentrée 2009, 85 collèges publics possèdent une section européenne, soit 36,3% des collèges publics de l’académie. Au niveau national, cette proportion est de 44%.
42 lycées publics possèdent une section européenne, soit 46,2% des lycées publics de l’académie (68 % des LGT et 19,5 % des LP). Au niveau national, cette proportion est de 22,4%. Plus des deux tiers des sections européennes sont en anglais. Les effectifs d’élèves scolarisés dans ces sections en LGT représentent 8,7% des effectifs des lycéens d’enseignement général et technologique dans l’académie (6,8% au niveau national).
1.2 Des avancées
1er degré: Création d’un outil d’aide à l’évaluation des compétences pour le niveau A1 en école élémentaire (anglais et allemand). D’autre part, l’enseignement en langue étrangère est davantage assuré par des Professeurs des écoles habilités.
2nd degré:
Les classes « bilangues » sont en augmentation et permettent de développer un profil linguistique plurilingue chez les élèves. De la même façon de nouvelles sections européennes ont ouvert et on cherche à privilégier les langues à effectifs moins élevés.
La création de dispositifs spécifiques dans le cadre du plan de rénovation de l’enseignement des langues de 2005/2006 a permis, en 2010, d’ouvrir une section internationale britannique et un deuxième Abibac en allemand.
L’accompagnement éducatif au collège donne la possibilité de soutenir les élèves dans leur processus d’acquisition des compétences linguistiques pour le niveau A2 ou la mise en place d’ateliers de pratique orale de l’anglais en collège ou en lycée.
Une meilleure mobilité des élèves se poursuit par des échanges de classes (TEC et subventions OFAJ) ou des séjours individuels (Brigitte Sauzay, Voltaire), projets Comenius qui se développent. Chez les professeurs, plusieurs d’entre eux sont partis en séjour Jules Verne.
Une utilisation plus large des Tice dans les processus d’apprentissage (baladodiffusion, e-twinning,TBI, visioconférence…) grâce à des EPLE mieux équipés.
La formation continue des professeurs pour faire progresser les élèves : mieux intégrer le CECRL dans les pratiques pédagogiques, la différenciation pédagogique, le multimédia…
Le rôle positif joué par les assistants de langues vivantes pour seconder les équipes de langues.
1.3 Des faiblesses
1er degré: L’outil d’aide à l’évaluation qui a été créé et validé n’est pas utilisé par toutes les écoles alors qu’il permet de positionner les élèves au niveau A1.
2nd degré: les résultats de la validation du niveau A2 correspondent à la moyenne nationale mais doivent être renforcés afin de permettre un positionnement des élèves à partir de la classe de 4ème. Les résultats au baccalauréat ont baissé en 2010 dans certaines langues (-2 en anglais ou en allemand dans une série).
La diversité de l’offre en langues pose question en particulier pour l’allemand car l’objectif Lolf de 15% n’est pas atteint : 8,2% en 6ème, 6,6% en 4ème LV1, 10,6% en 4ème LV2, 12,5% en 4ème LV2, 4,6% en 2nde LV1, 18,7% en 2nde LV2 pour l’année 2009. La baisse est régulière depuis 2000. En troisième langue, le portugais est en diminution mais dans l’ensemble, l’enseignement de la troisième langue est plus diversifié.
Les stages d’anglais en lycée restent très peu proposés du fait d’une mobilisation difficile des enseignants.
Priorités académiques
La prise en compte du parcours de l’élève en langue vivante et l’évolution du pourcentage d’élèves ayant validé les niveaux A1, A2, B1 et B2 constituent le fil conducteur d’une politique académique volontariste d’amélioration des compétences en langue vivante.
1er degré
Assurer à chaque élève la validation du niveau A1
Pour harmoniser l’apprentissage de la langue vivante, l’outil d’aide à l’évaluation du niveau A1 est généralisé à toute l’académie. Chaque école ayant des élèves de CM2 doit l’utiliser dès l’année 2010-2011. De plus, l’augmentation de la proportion d’enseignants du premier degré assurant cet enseignement doit être recherchée (cible pour 2013 100%).
Chaque école élémentaire veille à remplir le tableau de bord académique et en particulier la validation du niveau A1 (cible pour 2013 98 % des élèves valident le niveau A1).
L’enseignement des langues vivantes de manière continue et progressive dès le CP fera l’objet d’une attention particulière. (Cibles pour 2013 75 % des CP et 100 % des CE1)
Favoriser la diversité des langues
Pour assurer une diversité des langues, la possibilité de création de pôles pour assurer l’enseignement des langues de moindre diffusion dans certaines écoles fera l’objet d’un travail spécifique en bassin. La validation revient à le Dasen de chaque département. Pour garantir la diversité, les familles devront avoir la garantie d’avoir dans le collège de secteur, dès la classe de sixième, l’offre d’un dispositif bilangue anglais et langue enseignée à l’école.
2nd degré
Assurer à chaque élève la validation des niveaux A2 à B2
La validation du niveau A2 au collège doit permettre un positionnement des élèves sur ce niveau à partir de la classe de 4ème. Pour les élèves de 3ème qui n’auraient pas atteint ce niveau, une aide spécifique sera organisée dans le cadre de l’autonomie laissée pour répartir la DGH et/ou l’accompagnement éducatif. (cible 2013 : 99 % des élèves de troisième ayant le niveau A2)
D’une manière générale, le lycée général et technologique doit viser le niveau B1 en classe de 2nde, voire le valider pour la majorité des élèves. Au lycée professionnel, il faut renforcer le niveau A2 et tendre vers le niveau B1 qui pourra, à terme, être validé.
Dans chaque bassin, les lycéens doivent pouvoir bénéficier de stages de langues vivantes pendant les trois périodes de vacances. Pour chacune d’elle, un lycée assurera l’accueil et la mise en place de stages.
Sous l’impulsion des corps d’inspection, le rôle des assistants de langues sera renforcé.
Maintenir la diversité des langues dans l'académie en visant une augmentation des effectifs dans les langues de moindre diffusion
Pour atteindre l’objectif, le développement raisonné de dispositifs bilangues conformément au document de guidage pédagogique (annexe 1) et le travail du groupe académique de langues vivantes constituent les deux axes prioritaires de travail.
Consolider les sections européennes et de langues orientales
Au collège, elles doivent rendre possible une véritable amélioration du niveau des élèves, mesurable. En classe de 3e, les élèves peuvent être positionnés sur le niveau B1 en LV1et sur le niveau A2 en LV2. Les taux de réussite attendus seront de 100% au niveau A2 et de 80% pour le niveau B1. En lycée général et technologique, il conviendra de viser l’objectif de 100 % de réussite au niveau B2 en Terminale et 50% en lycée professionnel pour l’épreuve spécifique.
La charte académique des sections européennes constitue le document de référence (annexe 2).
Dès l’année 2011-2012, une évaluation des sections européennes est organisée. Tous les trois ans chacune d’elle sera auditée pour repérer le respect du cadre fixé et l’atteinte des objectifs de performance attendus. Si la section européenne est évaluée positivement, son agrément est prolongé de trois ans. En cas de non validation, une période probatoire d’une année sera accordée. Si à l’issue de cette période les objectifs ne sont pas atteints l’agrément sera retiré. Dans le cas contraire, l’agrément est accordé pour trois ans. Cette évaluation sera menée par les IA IPR de langues à partir d’un cahier des charges académique (1/3 des sections européennes chaque année).
Développer les sections internationales et les sections binationales ESABAC, BACHIBAC et ABIBAC
D’ici 2012 une nouvelle section internationale devra être créée sur l’agglomération de Tours.
Développer les groupes de compétences en langues vivantes
Les groupes de compétences en langues vivantes doivent être développés au lycée et là où c’est possible au collège, des expériences existant déjà dans l’académie. Les équipes d’établissement pourront solliciter l’aide des corps d’inspection.
Affirmer le rôle de l'encadrement
Le rôle des chefs d’établissement et des corps d’inspection est décisif pour :
- impulser et faire vivre la politique des langues académique,
- faciliter l’utilisation des technologies de l’information et la communication (baladodiffusion, visioconférence, e-twinning…),
- développer les partenariats avec des établissements à l’étranger. D’ici 2014, chaque lycée devra avoir mis en place un partenariat avec un établissement ou une entreprise à l’étranger.




